Presse
Coupure de presse SILO 8
«Avec ses envolées impressionnantes, ce spectacle fulgurant réussit le grand écart entre le divertissement et la critique sociale.» Neue Zürcher Zeitung
«La nouvelle production laisse entrevoir l'absence de limites d'un monde à bout de souffle. Un théâtre plein de poésie et de beauté, qui tient en haleine.» Der Landbote
«Le mélange détonant de cabaret, de cascades spectaculaires, de
musique "musclée", d'envolées poétiques et de vide au quotidien en EMS
provoque chez le public enthousiaste non seulement des éclats de rires
et des vagues d'applaudissements, mais aussi des silences qui en disent
long.»
Neue Zürcher Zeitung
«Ce sont les effets spéciaux spectaculaires qui rendent la Karl's kühne Gassenschau incomparable. Mais SILO 8 contient aussi des moments poétiques dont la mise en scène est toute aussi impressionnante que celle des scènes d'action bruyantes et rapides.» Berner Oberländer
«Leur jeu est emprunt de la tendresse et du respect qu'ils portent aux personnes âgées et ils réussissent à présenter les infirmités de leur protagoniste de façon drôle et voluptueuse, sans jamais verser dans la moquerie. Déjà quelques jours après la première, l'assaut des spectateurs a dépassé toutes les attentes.» Schweizer Familie
SILO 8, un coup de génie
«Tout à la fois génies de la poésie et de la prouesse technique, les Alémaniques de Karl's kühne Gassenschau occupent une place incomparable dans le paysage culturel suisse. Que ce soit Rupture, Trafic ou Akua, ils enchantent avec des spectacles qui oscillent entre cirque, théâtre et cascade. Silo 8, leur dernière production jouée tout l'été au coeur d'un biotope industriel amoureusement reconstitué à Winterthour, fait mouche elle aussi. Avec le silo comme métaphore de l'établissement pour personnes âgées, les rires sont assurés, mais on rit jaune. L'AVS a été supprimée, il a fallu trouver des solutions économiques pour loger les vieux, qui sont empilés dans des containers rouillés. Tellement vrai qu'on en a les larmes aux yeux, un couple de retraités italiens débarquant avec leurs deux valises de skaï rouge dans un petit chariot découvre avec une certaine appréhension son nouvel univers. Une jeune majorette en costume Chanel veille sur la petite bande et leur administre au pas de charge le repas comme à des poulets en batterie.
Et la direction ne se préoccupe pas seulement de gérer de manière
rationnelle cette cohorte de vieillards, elle supprime leurs souvenirs
pour éviter que la machine ne se grippe avec des regrets. On devine le
reste...Les pénsionnaires s'inventent de nouveaux souvenirs, dont
certains sont prétextes à ces débordements joyeusement anarchiques dont
la troupe a le secret. Oubliée la patte morte de Wädi à l'éternel
cigarillo, la course de chaises roulantes pétaradantes a un effet
libérateur. Tout comme l'effondrement final, dans une débauche de
détonations et de flammes, des deux tours rouillées dépositaries de la
mémoire volée aux pensionnaires. Et Karl's kühne Gassenschau ne serait
pas ce qui'il est sans les bricoleurs de génie qui font s'envoler le
couple italien dans les airs sur une gondole sortie tout droit de
terre. Parlant de "Marthaler pour les masses", la Sonntags-Zeitung a
trouvé une jolie formule pour résumer la magie particulière de la
troupe emmenée depuis plus de vingt ans par Ernesto Graf et Brigitt
Maag. Les habitués de la carriere de Saint-Triphon devront patienter,
car il faudra attendre au moins 2010 pour voir en Suisse romande ces
étranges troubadours en quête de sensations toujours plus fortes.» Le Temps
SILO 8, un spectacle qui déride
Plein Air. Le nouveau spectacle de la troupe Karl's kühne
Gassenschau débute le 27 mai dans les carrières de Saint-Triphon (VD).
SILO 8 nous offre l'image d'une maison de retraite futuriste où les
souvenirs sont bannis. Mais les pensionnaires vont trouver la parade et
s'évader dans l'imaginaire.
Des carrousels qui flottent dans le ciel, un escalier volant, des
courses de chaises roulantes, des rêves qui prennent feu, la magie de
la Karl's kühne Gassenschau illumine à nouveau les carrières de
Saint-Triphon. Après Trafic sur les routes embouteillées des vacances,
Akua dans les profondeurs des eaux, la compagnie alémanique nous invite
cette fois à nous évader dans les airs, à fuir la trop souvent triste
réalité des EMS. La pièce intitulée SILO 8 a déjà été jouée à
Winterthur et Olten devant plus de 450 000 spectateurs. Dès le 27 mai,
l'adaption française est à découvrir dans le cadre enchanteur des
anciennes carrières des Andonces, à St-Triphon. Avec humour et finesse,
SILO 8 propose l'image futuriste d'une résidence pour personnes âgées.
L'AVS a été supprimée, les jeunes sont partis vers d'autres contrées,
les vieux sont placés dans des conteneurs et le Dr Wolf veut leur
confisquer leur seule richesse: les souvenirs. Y parviendra-t-il?
«Après la terre et l'eau dans nos spectacles précédents, nous
partons aujourd'hui ver le ciel embrasé par les feux d'artifice,
explique Ernesto Graf, l'un des fondateurs de la compagnie. Une
élévation qui symbolise la liberté, l'évasion, l'échappatoire.» SILO 8
aborde le délicat sujet du vieillissement avec une douce folie, une
belle poésie et un humour à la fois comique et corrosif. On rit, on se
tait, on retient son souffle, on se pose mille et une questions. Le
spectacle dérange, fascine, transport et traite de manière touchante,
spectaculaire et divertissante la grande inconnue de la fin de la vie.
«Cette histoire nous concerne tous, souligne Paul Weilenmann, le
metteur en scène. Un couple de retraités italiens débarque avec leurs
petites valises dans un EMS bon marché. Le Dr Wolf, avec une thérapie
innovante et révolutionnaire, les oblige à déposer leurs souvenirs à la
réception. Mais les pensionnaires vont s'en inventer d'autres et lutter
pour continuer à vivre.»
Des messages à prendre au vol
Les rêves débordent, éclatent, explosent de joie et de fantaisie. Les
effets spéciaux, dont la compagnie a le secret, nous emportent vers un
bouquet final magistral dont on ne dévoilera pas toute la magie. Le feu
embrasera le ciel, les gondoles s'envolveront, les murs s'écrouleront,
le tout dans un joyeux délire. «Les fous de Saint-Triphon sont de
retour» rigole Ernesto Graf. Les personnes âgées vont donc prendre leur
revanche, revenir sur le devant de la scène, refuser de se taire et
préférer chanter, ce que fait très bien Khany Hamdaoui, qui anime
l'émission "Pop Corn" sur la TSR. "Je joue Ida, une grand-mère discrète
et très touchante, soulinge la comédienne dont la préstation dans
«Panique au Plaza» avait déjà été très remarquée. Je partage le rôle
d'Ida avec Brigitt Maag. Au tout début de la pièce, je me place dans la
peau d'une présentatrice de télévision qui s'envole dans les airs. SILO
8 est un spectacle qui déborde d'imagination et qui ne laissera
personne indifférent.» De l'autre côté du miroir, la froideur. Celle du
docteur Wolf qui hante les carrières de Saint-Triphon. «Les spectateurs
ne vont pas m'aimer, je suis vraiment très méchant, explique le
comédien Xavier Deniau. Le Dr Wolf n'est intéressé que par l'argent et
peu importent les conséquences. Pendant tout le spectacle, il sera
ignoble sauf au moment où l'on comprendra qu'il souffre de ne pas avoir
de mémoire, qu'il a mis au placard les souvenirs trop chaotiques de sa
vie. SILO 8 est plein de messages comme celui-ci... à prendre au vol.» Le Matin Dimanche
Karl's kühne Gassenschau dynamite l'EMS du futur
De retour à Saint-Triphon, la compagnie alémanique Karl's kühne
Gassenschau dynamite la maison de retraite du futur. Son spectacle
«Silo 8» nous montre des personnes âgées toujours avides de sauter le
mur et de ne rien perdre de leurs
souvenirs. Une ovation debout a salué jeudi soir la première du
spectacle qui a déjà attiré quelque 450 000 spectateurs en Suisse
alémanique. «Silo 8» est pourtant plus grinçant que «Akua», déjà joué
dans les carrières des Andonces de Saint-Triphon, où il avait
enthousiasmé un très large public. Véritable théâtre populaire en plein
air, ces spectacles mêlent acrobaties, performances, pyrotechnie et
poésie un peu déjantée. Avec «Silo 8», le propos peut paraître sérieux,
voire grave. Il nous parle d'un futur angoissant à souhait. L'AVS a
disparu, l'EMS est fait de conteneurs rouillés et il n'y a plus qu'une
aide-soignante pour toute la Suisse romande. Le terrible docteur Wolf
considère ses hôtes comme des objets qui doivent rapporter de l'argent
et se soumettre à un ordre militaire. Seul souci: que ces personnes
âgées soient littéralement vidées de leurs souvenirs et que leur
mémoire soit vierge comme au premier jour. Pas de nostalgie et surtout
pas de sentiments amoureux. Mais, heureusement, des petits grains de
sable finissent toujours par enrayer la folle machine à déshumaniser.
Le soir venu, malgré ses courbatures, Jojo, roi des Pâquis, a bien
l'intention d'aller voir si l'herbe est plus verte en dehors de l'EMS.
Le docteur Wolf et son ordre pervers ne perdent donc rien pour
attendre. Alors qu'il vient
de hurler qu'il est «le sauveur» et «la porte du bonheur», il sera
méchamment surpris. Les «petits vieux» vont retrouver tout leur punch. La Liberté
THEÂTRE
La troupe de Karl's kühne Gassenschau a dévoilé jeudi soir aux Romands
le quotidien de son EMS déjanté dans la carrière des Andonces. Voyage
dans le futur, entre rires et larmes.
Sorti de terre, le bateau blanc s'envole dans la nuit, emmenant un
vieux couple, transportant Aurora et Alfredo dans leurs rêves.
Eclairée, l'embarcation légère se reflète de façon magistrale sur les
falaises des carrières de Saint-Triphon. La musique se fait douce.
L'émotion est palpable, la lumière s'éteint. Tout le public se lève,
tape des pieds et applaudit. Créé en 2006 à Winterthour, le dernier
spectacle de Karl's kühne Gassenschau (KKG), Silo 8, a déjà séduit
quelque 450 000 spectateurs alémaniques. Jeudi soir, la première
romande n'a pas déçu. «Ça vaut considérablement le Cirque du Soleil et
les spectacles de Las Vegas, entend-on. On n'avait pas vu un truc comme
ça depuis bien longtemps. C'est unique.» Le KKG fait passer de
l'hilarité aux larmes, sans préavis et durant deux heures de spectacle. On rit aux éclats à la course de
bolides entre Jojo et Pierrot, qui cherchent à fuir leur EMS, on pleure
à la mort de l'un des protagonistes, on s'attendrit des gestes de
tendresse entre Aurora et Alfredo. Et bien sûr, KKG oblige, on s'émerveille devant tant de prouesses (pyro-) techniques.
De l'EMS à l'enfance
Mais on s'effraie aussi à l'idée de ce que les EMS pourraient devenir.
Car derrière l'humour se cache un véritable questionnement sur la
société et la
façon dont les aînés sont traités. Qu'en sera-t-il dans quarante ans?
L'AVS existera-telle encore? Serons-nous, comme les pensionnaires de
Silo 8, entourés d'un médecin fou qui nous
ôtera nos souvenirs? Sera-t-on gavé à la pompe en guise de repas, et
lavé de manière industrielle dans des rouleaux destinés aujourd'hui aux
voitures? Soutenue par des musiciens hors pair qui jonglent entre rock,
jazz, metal et mélodies à la Yann Tiersen, l'histoire aspire le public
et le projette en 2050. Et on se laisse emporter avec plaisir. Car si
l'intrigue parle de seniors, on retombe vite en enfance, béats devant
tant d'acrobaties, d'effets spéciaux et d'énergie. KKG a tenu ses
promesses. Le show est époustouflant. 24 heures